
Immigration au Québec et au Canada en août 2026 : PSTQ, travailleurs étrangers, Entrée express et regroupement familial
PSTQ, travailleurs étrangers temporaires, Entrée express, regroupement familial et immigration francophone : les principales actualités de l’immigration au Canada et au Québec en août 2026.
Après la réouverture très commentée du PEQ en juillet, l’actualité de l’immigration semble plus calme en août 2026. Pourtant, derrière les chiffres se dessine une transformation importante : Québec et Ottawa sélectionnent de plus en plus précisément les candidats selon leur profession, leur expérience, leur région d’établissement et les besoins du marché du travail.

Immigration en août 2026 : moins d’annonces, mais une sélection de plus en plus ciblée
Après un mois de juillet marqué par le retour temporaire du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), l’actualité de l’immigration semble à première vue beaucoup plus calme en août.
Mais ce calme est trompeur.
Le bulletin d’août 2026 publié par Immigrant Québec met en lumière plusieurs évolutions qui, prises ensemble, révèlent une transformation plus profonde des politiques d’immigration canadiennes et québécoises : les gouvernements ne raisonnent plus seulement en termes de nombre d’immigrants à accueillir.
Ils cherchent de plus en plus à déterminer quels profils sélectionner, dans quelles professions, dans quelles régions et pour quels besoins économiques.
Au Québec, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) fonctionne désormais en parallèle avec le PEQ temporairement réactivé.
Dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), de nouvelles règles salariales et liées au chômage compliquent l’embauche dans certaines régions.
Au fédéral, Entrée express multiplie les sélections ciblées tandis que le gouvernement investit davantage dans l’immigration francophone hors Québec.
Et pour certaines familles, les possibilités se resserrent : Ottawa n’acceptera aucune nouvelle demande dans le Programme des parents et des grands-parents pour le moment.
Voici ce qu’il faut retenir — et surtout ce que ces changements signifient pour les travailleurs, étudiants, employeurs et candidats à l’immigration.
Article mis à jour le 7 août 2026.
1. PSTQ : après l’effondrement des invitations de juillet, un léger rebond

Le retour du PEQ a profondément modifié la dynamique du Programme de sélection des travailleurs qualifiés.
Le 4 juin 2026, Québec avait envoyé 2 549 invitations dans les quatre volets du PSTQ.
Un mois plus tard, le 3 juillet, seulement 501 personnes avaient été invitées :
74 dans le volet 1 – Haute qualification et compétences spécialisées;
289 dans le volet 2 – Compétences intermédiaires et manuelles;
131 dans le volet 3 – Professions réglementées;
7 dans le volet 4 – Talents d’exception.
La baisse était spectaculaire.
Elle était cependant largement prévisible. Lors de la réactivation temporaire du PEQ, Québec avait indiqué vouloir ajuster les invitations du PSTQ afin de tenir compte du nombre de personnes pouvant désormais utiliser le PEQ.
Autrement dit, les deux programmes ne doivent pas être analysés séparément.
Une nouvelle ronde a toutefois eu lieu le 30 juillet
Depuis la publication du bulletin d’août, les données officielles permettent d’apporter une précision importante.
Le gouvernement du Québec a tenu une nouvelle ronde le 30 juillet 2026.
Cette fois :
105 invitations ont été envoyées dans le volet 1;
296 dans le volet 2;
110 dans le volet 3;
12 dans le volet 4.
Cela représente 523 invitations au total.
On observe donc un petit rebond par rapport aux 501 invitations du début juillet, mais le niveau reste près de 80 % inférieur à celui de la ronde du 4 juin.
La tendance de fond n’a donc pas changé.
Les métiers intermédiaires et manuels restent fortement représentés
Le volet 2 représente à lui seul 296 des 523 invitations du 30 juillet.
Il concerne les personnes dont la profession principale appartient généralement aux catégories FÉER 3, 4 ou 5 de la Classification nationale des professions et qui ne souhaitent pas exercer une profession réglementée.
Le français demeure également déterminant. Lors de cette ronde, certaines personnes ciblées devaient notamment démontrer un niveau 5 ou supérieur dans les deux compétences orales.
Le message envoyé aux candidats devient donc progressivement plus clair :
avoir un bon profil général ne garantit plus à lui seul une invitation.
La profession, le niveau de français, l’expérience québécoise, la localisation, la scolarité et les priorités économiques du moment peuvent considérablement influencer les chances d’être sélectionné.
2. PEQ et PSTQ : il faut désormais penser les deux programmes ensemble

La réactivation du PEQ en juillet a parfois été interprétée comme un retour à l’ancien système.
Ce n’est pas réellement ce qui se produit.
Le PEQ actuel est une mesure temporaire, réactivée pour deux ans, avec des périodes de réception et des conditions particulières.
Le PSTQ demeure quant à lui le programme appelé à jouer le rôle central dans la sélection économique québécoise à plus long terme.
Les rondes de juillet montrent ce nouvel équilibre.
Québec peut augmenter ou réduire les invitations du PSTQ en fonction :
du nombre de demandes reçues dans le PEQ;
des objectifs annuels d’immigration;
des professions recherchées;
des secteurs prioritaires;
de la répartition territoriale souhaitée.
Pour une personne actuellement au Québec, il devient donc risqué de construire tout son projet autour d’un seul programme.
Il faut plutôt examiner l’ensemble du parcours : diplôme, expérience québécoise, code CNP, catégorie FÉER, français, lieu de résidence et possibilités offertes par le PEQ ou le PSTQ.
3. Travailleurs étrangers temporaires : le seuil salarial augmente au Québec

Autre changement important : les règles applicables au Programme des travailleurs étrangers temporaires.
Depuis le 17 juillet 2026, le seuil salarial horaire utilisé pour déterminer si une demande d’Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) relève du volet des postes à haut salaire ou du volet des postes à bas salaire est passé, au Québec, de :
34,62 $ à 36,00 $ l’heure.
Si le salaire offert est égal ou supérieur au seuil applicable, la demande relève normalement du volet des postes à haut salaire.
S’il est inférieur, elle relève du volet des postes à bas salaire.
Mais attention : augmenter artificiellement le salaire pour tenter de faire entrer un poste dans une autre catégorie ne suffit pas.
Le gouvernement précise que le salaire offert doit également être comparable à celui versé aux Canadiens et aux résidents permanents occupant un emploi similaire au même endroit avec une expérience comparable.
Montréal et Gatineau demeurent particulièrement touchées
Une autre règle complique l’utilisation du volet bas salaire.
Service Canada refuse généralement de traiter certaines EIMT pour des postes à bas salaire situés dans une région métropolitaine dont le taux de chômage atteint 6 % ou plus.
Pour la période allant du 10 juillet au 8 octobre 2026 :
Montréal affiche un taux de chômage de 6,8 %;
Ottawa-Gatineau, de 6,7 %.
Ces deux régions dépassent donc le seuil de 6 %.
À l’inverse :
Québec : 4,0 %;
Sherbrooke : 4,3 %;
Trois-Rivières : 5,3 %;
Drummondville : 5,7 %;
Saguenay : 3,4 %.
Certaines exceptions existent, notamment selon le secteur et le type d’emploi.
Une politique qui crée un véritable paradoxe
C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants de l’actualité actuelle.
D’un côté, les gouvernements cherchent à réduire le recours à certains travailleurs temporaires, particulièrement dans les postes à bas salaire.
De l’autre, plusieurs entreprises continuent d’affirmer qu’elles ne parviennent pas à recruter suffisamment de travailleurs localement.
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) soutient par exemple que de nombreux emplois accessibles aux travailleurs étrangers temporaires ne correspondent pas nécessairement aux emplois recherchés par les jeunes Canadiens, notamment lorsqu’ils impliquent du travail physique, des horaires atypiques ou des régions éloignées.
Il faut toutefois garder une nuance importante : la FCEI représente les intérêts des petites et moyennes entreprises. Son analyse constitue donc une contribution au débat, et non une démonstration définitive que les travailleurs étrangers n’ont aucun effet sur le marché du travail local.
Le véritable enjeu est plus complexe : un taux de chômage général ne révèle pas nécessairement les pénuries présentes dans une profession, une industrie ou une localité précise.
4. Immigration en région : une étude apporte un argument intéressant en faveur de la régionalisation

C’est probablement l’une des nouvelles les plus intéressantes du bulletin d’août.
Une étude de Nong Zhu et Jianwei Zhong portant sur l’immigration dans les régions rurales canadiennes conclut que la situation économique des immigrants établis hors des grands centres s’est améliorée de façon importante au fil du temps.
Les auteurs utilisent notamment les données des recensements canadiens pour étudier les changements démographiques et socioéconomiques liés à l’installation de personnes immigrantes dans les petites villes et les régions rurales.
Selon la synthèse présentée par Immigrant Québec, près de 80 % de l’amélioration observée du revenu entre 2011 et 2021 serait attribuable à une meilleure valorisation des compétences des personnes immigrantes plutôt qu’à une modification importante de leur niveau d’éducation ou de leur profil démographique.
L’étude constate également que les conditions du marché du travail, mais aussi la proximité des établissements de santé et des réseaux de transport, influencent l’attractivité des régions.
S'installer en région n’est toutefois pas une solution magique
Il serait tentant d’en conclure qu’un immigrant aura automatiquement de meilleures perspectives professionnelles en région qu’à Montréal.
Ce serait une erreur.
La régionalisation fonctionne lorsque plusieurs conditions sont réunies :
des emplois réellement disponibles;
des salaires suffisants;
des logements;
des transports;
des services publics;
des possibilités professionnelles pour le conjoint;
un accompagnement à l’intégration;
et surtout la possibilité de construire une carrière durable.
Attirer un nouvel arrivant dans une région est relativement facile.
Le convaincre d’y rester plusieurs années est beaucoup plus difficile.
Et c’est justement sur la rétention que plusieurs politiques d’immigration commencent désormais à se concentrer.
5. Ottawa suspend les nouvelles demandes pour les parents et grands-parents

Pour certaines familles, les nouvelles sont moins positives.
Le gouvernement fédéral a annoncé le 15 juillet qu’il suspendait la réception de nouvelles demandes dans le Programme des parents et des grands-parents (PGP).
IRCC continuera à traiter les demandes déjà présentes dans son inventaire et prévoit d’accorder la résidence permanente à un maximum de 15 000 personnes dans cette catégorie en 2026.
Mais jusqu’à nouvel ordre :
aucun nouveau formulaire d’intérêt ne sera accepté;
aucun nouveau répondant potentiel ne sera invité à présenter une demande.
La raison invoquée est simple : le nombre de personnes souhaitant parrainer leurs parents ou grands-parents dépasse largement le nombre de places disponibles dans les niveaux d’immigration.
Le super visa demeure une solution temporaire
Les parents et grands-parents de citoyens canadiens ou de résidents permanents peuvent toujours utiliser le super visa lorsqu’ils remplissent les conditions.
Ce visa permet notamment des séjours pouvant atteindre cinq années consécutives et des entrées multiples pendant une période pouvant aller jusqu’à dix ans.
Mais il faut garder une distinction fondamentale :
un super visa est un statut temporaire.
Il ne remplace donc pas une demande de résidence permanente dans le cadre du regroupement familial.
6. Entrée express devient un outil de sélection de plus en plus chirurgical

Au niveau fédéral, l’évolution d’Entrée express est particulièrement révélatrice.
Entre le 6 et le 10 juillet 2026, IRCC a organisé quatre rondes de sélection successives et envoyé 8 034 invitations.
Les candidats ciblés appartenaient à quatre profils différents :
candidats des programmes provinciaux;
personnes ayant une expérience de travail canadienne;
candidats maîtrisant le français;
cadres supérieurs possédant une expérience professionnelle canadienne.
Ce type de séquence illustre parfaitement la nouvelle philosophie d’Entrée express.
Le gouvernement ne sélectionne plus uniquement les personnes ayant le meilleur score général.
Il peut créer des catégories correspondant directement à des objectifs économiques ou démographiques précis.
En 2026, les catégories prioritaires comprennent notamment :
les métiers de l’éducation;
les métiers spécialisés;
les transports;
la santé et les services sociaux;
les professions STIM;
certains médecins;
certains chercheurs;
certains cadres supérieurs;
certaines recrues militaires;
les candidats ayant une forte compétence en français.
7. Une nouveauté depuis le bulletin : Ottawa prépare déjà les catégories d’Entrée express de 2027

Le 4 août 2026, quelques jours après la publication du bulletin d’Immigrant Québec, IRCC a ouvert une nouvelle consultation publique.
Elle se déroulera jusqu’au 1er septembre 2026 et doit servir à déterminer les priorités économiques et les catégories qui seront utilisées dans Entrée express en 2027.
C’est une information importante, car elle permet déjà d’entrevoir la direction que souhaite prendre le gouvernement fédéral.
IRCC indique envisager de continuer à privilégier trois grands objectifs :
répondre aux pénuries de main-d’œuvre à long terme;
attirer et retenir des talents hautement qualifiés;
poursuivre l’immigration francophone hors Québec.
Mais une phrase du document mérite particulièrement l’attention.
Le gouvernement explique qu’en raison du nombre limité de places disponibles, il pourrait réduire le nombre de catégories liées aux pénuries de main-d’œuvre ou resserrer leurs critères d’admissibilité afin de rendre la sélection plus stratégique.
Autrement dit, le simple fait d’exercer une profession actuellement prioritaire ne garantit pas qu’elle le restera.
Les candidats francophones pourraient conserver un avantage important
Le français reste cependant clairement au centre de la stratégie fédérale.
En 2025, 50 701 candidats admissibles à la catégorie de maîtrise du français ont reçu une invitation dans Entrée express. Cela représente près de la moitié des invitations comptabilisées parmi les différentes catégories analysées par IRCC.
Le gouvernement vise par ailleurs une proportion de résidents permanents francophones hors Québec de :
9 % en 2026;
9,5 % en 2027;
10,5 % en 2028;
avec un objectif annoncé de 12 % d’ici 2029.
Pour une personne francophone disposée à s’établir ailleurs qu’au Québec, cette stratégie peut donc créer des possibilités intéressantes.
Il faut néanmoins rappeler qu’Entrée express vise les personnes qui ont l’intention de s’établir hors Québec. Le Québec dispose de ses propres programmes de sélection économique.
8. Le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest veulent davantage d’immigrants francophones

Cette volonté fédérale de développer l’immigration francophone ne reste pas théorique.
Ottawa a annoncé un investissement d’environ 1,3 million de dollars dans un projet visant à augmenter la population francophone du Manitoba.
Le programme doit notamment :
promouvoir les communautés francophones à l’étranger;
améliorer les outils numériques utilisés dans le parcours d’immigration;
faciliter la reconnaissance de certaines compétences acquises à l’étranger;
mieux arrimer les candidats aux besoins du marché du travail.
Le gouvernement a également prolongé jusqu’en août 2027 le Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire.
À ce jour, 515 étudiants francophones et 150 membres de leur famille sont arrivés au Canada dans le cadre de ce programme. Les premiers participants pourraient être admissibles à présenter une demande de résidence permanente après leur diplôme dès 2027.
Même stratégie dans le Nord canadien
Le Canada investit également environ 860 000 $ sur deux ans dans les Territoires du Nord-Ouest.
Le projet doit soutenir l’établissement et la rétention des immigrants francophones et bilingues, notamment à Yellowknife, Inuvik et dans la région de South Slave.
Il prévoit aussi de faciliter la reconnaissance des compétences de certains résidents temporaires formés à l’étranger et d’impliquer davantage les employeurs dans les processus d’immigration.
Ces annonces illustrent quelque chose d’important :
le français devient simultanément un outil de protection linguistique au Québec et un outil d’attraction économique ailleurs au Canada.
Pour un candidat francophone, les possibilités ne doivent donc pas nécessairement être analysées uniquement sous l’angle québécois.
9. Les services d’immigration et de citoyenneté continuent aussi leur virage numérique

Une actualité plus administrative mérite également d’être mentionnée.
Depuis le 28 juillet 2026, le renouvellement de passeport canadien en ligne est offert à tous les adultes admissibles résidant au Canada.
Les personnes admissibles peuvent désormais transmettre électroniquement :
leur demande;
leur photo numérique;
leur paiement.
Le délai standard annoncé est de 20 jours ouvrables.
Les personnes ayant besoin d’un passeport rapidement doivent toutefois continuer à utiliser les services en personne offrant un traitement accéléré.
Cette mesure concerne évidemment les citoyens canadiens et non directement les nouveaux demandeurs d’immigration, mais elle participe à une transformation plus large : une part croissante des services d’IRCC est progressivement déplacée vers des procédures numériques.
Ce que l’actualité d’août 2026 nous apprend réellement
Si l’on regarde séparément toutes ces nouvelles, elles peuvent sembler sans lien :
un changement salarial dans le PTET, quelques centaines d’invitations dans le PSTQ, une suspension du parrainage parental, des investissements au Manitoba, une étude sur les régions rurales ou des rondes Entrée express.
Pourtant, elles racontent la même histoire.
L’immigration devient moins uniforme
Les gouvernements tentent de différencier davantage les besoins.
Une région ayant un chômage élevé n’est pas traitée comme une région en pénurie.
Un candidat francophone peut être prioritaire dans certaines provinces.
Une profession de la santé n’est pas nécessairement traitée comme une profession administrative.
Un travailleur déjà intégré au marché canadien peut être privilégié par rapport à un candidat vivant à l’étranger.
Le lieu où vous souhaitez vous établir devient stratégique
Montréal demeure évidemment un pôle majeur d’immigration.
Mais plusieurs politiques cherchent maintenant explicitement à favoriser d’autres territoires.
Au Québec, certains critères du PSTQ valorisent déjà l’établissement et les études hors de la Communauté métropolitaine de Montréal.
Au fédéral, les programmes provinciaux, les communautés francophones minoritaires et différentes initiatives régionales jouent un rôle croissant.
Votre profession devient aussi importante que votre diplôme
Dans les anciens modèles d’immigration économique, il était relativement facile d’imaginer qu’un diplôme élevé et quelques années d’expérience constituaient automatiquement un excellent profil.
Ce raisonnement devient insuffisant.
Les gouvernements utilisent maintenant de plus en plus :
le code CNP;
la catégorie FÉER;
les tâches réellement exercées;
le secteur économique;
la profession;
le niveau de français;
la localisation de l’emploi;
l’expérience canadienne ou québécoise.
Deux candidats possédant un niveau d’études similaire peuvent donc avoir des possibilités d’immigration complètement différentes.
Ce que vous devriez vérifier maintenant
Si vous êtes étudiant étranger, travailleur temporaire ou candidat à la résidence permanente, plusieurs vérifications deviennent essentielles.
Identifiez correctement votre code CNP
Ne vous fiez pas uniquement au titre de votre emploi.
Comparez vos tâches réelles à celles décrites dans la Classification nationale des professions.
La catégorie FÉER et la profession déclarée peuvent déterminer le volet du PSTQ auquel vous appartenez ou votre admissibilité à certaines catégories d’Entrée express.
Vérifiez votre français
Le français est devenu l’un des critères les plus stratégiques du système canadien.
Il joue un rôle central au Québec et peut également donner accès à des possibilités supplémentaires ailleurs au Canada.
Regardez au-delà de Montréal
Pour certaines professions, les possibilités peuvent être meilleures à Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières ou dans d’autres régions québécoises.
Pour d’autres personnes francophones, certaines provinces canadiennes pourraient également présenter des voies intéressantes.
Cela ne signifie pas qu’il faut déménager uniquement pour immigrer.
Le projet professionnel, la famille, le coût de la vie et la possibilité de réellement s’intégrer dans la région doivent également être pris en compte.
Surveillez les programmes en permanence
Une profession prioritaire aujourd’hui peut ne plus l’être l’année suivante.
Les consultations lancées par IRCC pour les catégories Entrée express de 2027 en sont un excellent exemple.
Les règles d’immigration ne sont plus seulement modifiées tous les quelques années.
Elles peuvent évoluer en fonction des rondes d’invitations, du chômage, du marché du travail et des objectifs gouvernementaux.

De « combien d’immigrants ? » à « quels immigrants et où ? »
Pendant plusieurs années, le débat canadien sur l’immigration a principalement tourné autour d’un chiffre : le nombre de personnes que le pays devait accueillir.
Cette question reste importante.
Mais l’actualité de l’été 2026 montre qu’une autre question prend progressivement le dessus :
quelles personnes souhaite-t-on sélectionner, pour quels emplois et dans quelles régions ?
Au Québec, le PEQ et le PSTQ illustrent cette volonté de sélectionner davantage selon l’expérience locale, le français, les professions et les besoins régionaux.
Au fédéral, Entrée express est de plus en plus utilisé pour cibler des secteurs et des profils précis.
Dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires, le taux de chômage local influence désormais directement la possibilité de recruter certains travailleurs.
Et l’immigration francophone est utilisée comme un véritable levier de développement régional à l’extérieur du Québec.
Pour les candidats, cela change profondément la manière de préparer un projet d’immigration.
Il ne suffit plus de demander :
« À quel programme suis-je admissible ? »
Il faut désormais aussi se demander :
« Mon profil correspond-il réellement aux priorités actuelles de ce programme ? »
Et cette distinction pourrait devenir l’un des facteurs les plus importants des prochaines années.

Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre général et sont à jour au 7 août 2026. Les programmes et critères d’immigration peuvent être modifiés rapidement. Consultez toujours les sites officiels du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada avant d’entreprendre une démarche. Cet article ne constitue pas un avis juridique ou une garantie d’admissibilité, de sélection ou d’acceptation.
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